Centre de formation ou centre pour pigeonné ?

Conséquence de la récente législation imposant une certification spécifique aux agents conducteur de chien en sécurité privée, la formation d’agent cynophile ne s’est jamais aussi bien portée. Engrangeant des profits, pour le bien des centres de formations, elle cause également de graves préjudices dans certains cas, et à la FPACS, nous constatons la récurrence de problèmes liés à une formation trop juste ou totalement insuffisante. Hormis cela, nous avons pu constater également, qu’à l’issue, certains chiens avaient acquis une agressivité exacerbée et devenaient totalement incontrôlables. Des chiens devenus « incontrôlables » qui sont très vite repris par le centre de formation qui revend ensuite à des valeurs exponentielles des chiens de qualité médiocre faisant miroiter au nouvel acheteur un chien de qualité pour pouvoir acquérir le sésame : le titre d’agent cynophile.

Ainsi, un candidat a-t-il déboursé 2500 euros pour pouvoir acquérir un chien basique, qui ne possède pas toutes les bases du chien d’intervention et qui de plus avait de graves lacunes pour la fonction, mais dont le nouvel acquéreur ignorait réellement les défauts ! Il est inadmissible de voir de tels agissements au profit de centres de formations sans scrupules qui savent que le candidat à la certification ignore tout de la véritable valeur d’un chien et se laisse berner de la sorte.

Les titres enregistrés au RNCP ne se valent pas tous, et les disparités de niveau sont notables. On note ainsi, qu’un centre de formation qui avait choisi un titre RNCP d’agent cynophile, cessa de le délivrer au profit d’un autre cursus beaucoup plus simple et moins exigeant, le centre de formation pouvant engranger ainsi un maximum de candidats et de profit. Alors que la fonction à l’issue de la formation reste la même.

Encore une fois, la qualité ne prime pas, on cherche à maximiser un rendement à des fins pécuniaires et on se retrouve avec des agents cynophiles incapables, voir dangereux flanqués d’une certification tout ce qu’il y a de plus officiel, mais dont en réalité on sait que l’on donne un droit d’accès à la profession sans compétences tangibles.

Avec le risque terroriste actuel, la fonction d’agent cynophile requiert un minimum de professionnels compétents et chevronnés dans sa participation active à la sécurité des biens et des personnes, mais cette disparité et ces méthodes employées par certains centres de formation, nous amène à imposer un contrôle plus strict par une entité responsable tel que le CNAPS, et de créé enfin un véritable programme du chien d’intervention (le C.A.S.I, programme que nous avons élaboré à la FPACS en est un parfait exemple), avec notamment une refonte de la formation actuelle qui reste bien trop superficielle à l’instar d’autres cursus de la sécurité privée.