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Le programme de dressage Ring doit survivre !

Suite à la polémique de One Voice soulignant d’hypothétiques maltraitances filmées opportunément lors d’entraînement de chiens en club de Ring, nous devons défendre ce programme de sélection génétique, qui produit les futurs chiens d’utilisation. Nous sommes dépendants de cette sélection d’élevage, et on ne peut laisser disparaître un tel programme sous peine de voir dégénérer des races de travail et devenir totalement inadaptées au travail de patrouille et sécurité. Des chiens tels que le Malinois, ne se sont pas faits seuls en suivant une succinct conformité au standard, non c’est un travail de sélection sur le terrain qui a amené le chien 100% travail que l’on connaît aujourd’hui !

Le Ring n’est pas un sport ou un loisir, c’est un outil de sélection d’élevage qui vise la promotion des meilleurs chiens de travail, et qui fait ressortir les qualités extraordinaires que l’on connait aujourd’hui et qui sont l’héritage d’un siècle d’études sur ces lignées.

Il s’agit certainement d’un buzz de One Voice afin de promouvoir son association, mais restons vigilants, car la SCC prend au sérieux ce type d’avertissement donnant une mauvais image de la cynophilie en France.

La formation précaire du chien d’intervention

Alors que la FPACS alerte régulièrement les pouvoirs publics sur la nécessité de réglementer la formation et l’entraînement des agents cynophiles de sécurité, nous pensons à juste titre qu’il devient urgent d’y remédier.

Ainsi, Alain, référent de la FPACS nous fait parvenir une vidéo démontrant le dressage qu’à subit un Malinois, le conditionnant dangereusement sur une technique qui n’a rien d’opérationnelle et qui s’avérerait même être dangereuse pour le binôme en cas d’intervention.

 

Pour le néophyte qui ne comprendrait pas la séquence, on peut voir que le chien a été conditionné à frapper au niveau de la tête, l’homme assistant (plastron) utilisant un casque afin de se protéger des percussions du chien. On voit cette technique chez de nos nombreux dresseurs, pour la plupart dépendant de la Société Centrale Canine et entraînant des chiens de sports canins, en usant de protections appropriées. Or, ce type de dresseur fait difficilement la différence entre l’entraînement et l’intervention VP (voie Publique), et surtout, ce type de dressage n’est pas de leur ressort puisque selon les lois en vigueurs, ils ne peuvent dresser uniquement que des chiens de concours de travail.

D’abord, nous voyons que le chien conditionné à la tête est également conditionné sur le casque, sans ce dernier sur la tête, le chien ne frappe plus que le casque. Or sur la voie publique, le chien ne retrouvant pas le même casque auquel il a été conditionné sera décontenancé et n’attaquera pas pour défendre le binôme. L’intervention sera un échec lourd de conséquences parfois.

Enfin, cette utilisation du casque pour fixer le chien à des frappes de tête est, par ailleurs, dangereuse sur la voie publique, car le chien qui monte pour frapper au visage peut causer des lésions plus graves que sur n’importe quelle autre partie du corps, comme le nez ou la mâchoire cassée, et pouvant engendrer une ITT de plus de huit jours. L’agent devra ainsi justifier de la non-proportionnalité de la riposte devant le tribunal correctionnel, et sera très certainement sanctionné, car l’utilisation du chien en muselée n’est requise qu’en cas d’agression à main nues ou avec matraque/bâton, sans toutefois porter atteinte à l’intégrité physique. Mais vraisemblablement, on retrouve ce type de frappe chez beaucoup « d’apprenti-dresseurs » du chien d’intervention VP qui ne se rendent pas compte des séquelles que peuvent engendrer ce type d’entraînement.

Le conditionnement et les mauvaises techniques enseignées peuvent être lourds de conséquences, et le seul à devoir répondre de ses actes sera l’agent cynophile, pas le dresseur qui aura mal formé son chien d’intervention.

Pas touche au droit social du salarié !!!

La formation et le recyclage dans le domaine de la sécurité privée devient une charge importante pour l’employeur et bon nombre ne trouvent pas de solution pour rentabiliser au mieux leurs prestations, tout en maintenant les acquis à jour de leurs agents.

Récemment, nous avons constaté que le syndicat professionnel de la profession, L’USP (http://www.protectionsecurite-magazine.fr/actualite/les-propositions-de-lusp-pour-la-carte-pro ) prétendait proposer aux salariés l’utilisation du compte personnel de formation, le CPF, nouveau dispositif remplaçant et améliorant le DIF, afin d’alléger les fonds de l’entreprise dédiés à la formation.

Si l’on analyse bien la proposition, l’employé devra obligatoirement ponctionner sur son CPF pour maintenir ses acquis et être recyclé, auquel cas il ne pourra prétendre à l’exercice de ses fonctions. Or, le CPF est un dispositif et un droit social à la formation, dont le salarié doit pouvoir utiliser comme bon lui semble afin de se perfectionner dans un domaine particulier, comme l’informatique par exemple, où l’outil est de plus en plus utilisé dans le gardiennage, mais certainement pas à être imposé comme seule alternative pour pouvoir continuer de travailler dans l’entreprise !

Il y a de nombreuses pistes en cours d’étude et ces pistes devraient être utilisées plus assidûment. La récupération des fonds non utilisés par le CNAPS, issus des cotisations auprès des entreprises de sécurité privée, entre autres est une alternative possible et louable.

La FPACS de son côté a décidé de ne pas suivre l’USP, qui a donné une proposition au détriment du salarié.

Il est urgent de trouver une solution efficace et de faire bloc contre de tels choix sur ce sujet.